Sous l’ancien régime, Flourens faisait partie de la viguerie de Toulouse. Elle possédait son seigneur, comme Péchauriolle, la commune voisine. Les deux communes fusionnent le 20 juillet 1845. Durant le XIXème siècle, une source d’eau ferrugineuse est exploitée près du château de Péchauriolle.
Flourens était essentiellement agricole : Lancefoc, capitoul et producteur de pastel y possédait de grandes propriétés pastelières (XVIème siècle).
Par ailleurs, quelques vestiges attestent de la présence gallo-romaine sur le territoire.
La commune est traversée par 4 cours d’eau : la Seillonne, ruisseau permanent, qui constitue la limite nord – le ruisseau du Grand Port de mer, nom donné vraisemblablement par Riquet en cherchant l’alimentation du canal du midi, constitue la limite Sud – le Noncesse qui signifie sans arrêt – la Garbose. Flourens bénéficie d’un lac artificiel de 7,5 ha, alimenté par 2 sources, créé en 1966. Les vallons agricoles et les boisements épars constituent le paysage rural de Flourens.
De par sa situation exposée aux vents dominants (Cers et Autan), la commune comptait trois moulins à vent au XIXème siècle.
Le vent de Cers, vent d'ouest ou nord-ouest, froid et parfois porteur de pluie en hiver devient chaud et sec en été.
L'autan, de secteur sud-sud-est, est un vent sec et chaud souvent carctérisé par une certaine turbulence due à son passage par le couloir du Lauragais. On dit de lui qu'il peut rendre fou....
Sans être un pays de plaine, le territoire de la commune de Flourens est peu accidenté, attendu qu’il se trouve à la plus grande dépression des collines qui, ayant leur origine à la plaine de l’Hers, vont se ramifier aux Cévennes. La pente des collines qui partent des plateaux environnants est assez douce et convient bien aux travaux agricoles.
La couche végétale, ou sol arable est en général un sol silico-argileux-calcaire ; on le désigne dans le pays sous le nom de Boulbène. Les éléments suivants en constituent le sol, bien que la proportion varie d’un coteau à l’autre.
Il en résulte que le sol arable, ou couche propre à la culture, se compose des éléments qui constituent une terre franche ; c’est à dire une terre propre à la culture de toutes les céréales."
Cependant, jusque dans les années 1960, de nombreuses vignes constituaient une grande partie du paysage rural.
Elle a été profondément marquée par les guerres de religion. Le clocher mur toulousain d’origine s’effondre le 19 mars 1935. L’actuel clocher est reconstruit à l’identique et est inauguré le 20 juin 1937.
On peut y voir :
Située en pleine zone industrielle, elle n’est ni une chapelle, ni un oratoire. Il s’agit de l’ancienne église de Péchauriolle. Cet édifice dédié à Ste Marie Madeleine existait au XVIème. Littéralement abandonnée dans les années 1950, l’église s’effondre en 1977. Les habitants du quartier, regroupés en association, réhabilitent l’édifice et sauvent quelques objets de valeur.
Ancienne mairie école. En 1882, Flourens compte 60 élèves sur une population de 423 habitants. L’enseignement des filles est assuré à part. Une nouvelle maison école est construite en 1884 sur la place du village pour abriter l’école des garçons, l’instituteur et la mairie. La construction est faite de briques et de galets, très utilisés en pays toulousain. Elle sera restaurée en 1994.